Il y a un an, la France était en campagne électorale, pour renouveler le Parlement européen.
Une campagne bien terne du côté des deux grands courants qui cogèrent les institutions de l’Union européenne. Peu ou pas de débats contradictoires, une volonté manifeste dominait le monde médiatique et la majorité des forces politiques : ne rien entreprendre qui fût susceptible d’éveiller dans l’opinion une envie de discuter les enjeux de la politique européenne, de réveiller la contestation du dogme de la concurrence libre et non faussée qui avait conduit au rejet de la Constitution européenne lors du référendum du 29 mai 2005.